Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ont marqué une étape importante dans leur partenariat humanitaire. À travers une rencontre officielle tenue ce mardi 14 juillet 2026, les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de renforcer leur action conjointe, notamment pour améliorer les conditions de détention et répondre aux besoins humanitaires persistants dans les provinces de l’Est du pays.

Lors de cet entretien, François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC, a échangé avec Guillaume Ngefa Atondoko Andali, Ministre d’État, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice. Cette entrevue, à la fois bilan et projet, a permis de souligner l’efficacité de la coopération entre les deux entités. Les discussions ont porté sur des enjeux majeurs comme le financement des prisons, l’alimentation des détenus et le renforcement des garanties judiciaires.

Un dialogue constructif pour des solutions durables

François Moreillon a salué la qualité des échanges avec le ministère de la Justice, précisant que :

« Cette rencontre était avant tout un hommage au travail accompli ensemble. Après trois années passées sur le terrain, il s’agissait d’évaluer les progrès réalisés et d’identifier les axes d’amélioration pour les années à venir. L’objectif ? Renforcer notre collaboration afin d’offrir des conditions de détention plus dignes et de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes incarcérées, particulièrement dans l’Est de la RDC, où les défis humanitaires restent criants. »

Le CICR et le gouvernement congolais ont également abordé la question du traitement des détenus, un sujet au cœur de leur engagement commun. Les deux parties ont reconnu l’importance de poursuivre les efforts pour assurer une prise en charge adéquate, tant sur le plan matériel que juridique.

Un engagement historique en faveur des populations vulnérables

Présent en RDC depuis 1978, le CICR joue un rôle clé dans l’accompagnement des victimes de conflits armés et de violences. Son action s’inscrit dans le respect strict du droit international humanitaire, avec une attention particulière portée à la protection des civils et au suivi des détenus.

Parmi les réalisations récentes, le CICR a joué un rôle central dans le transfert de plus de 1 300 personnes désarmées et de leurs familles, entre Goma et Kinshasa, sur une distance de près de 2 000 kilomètres. Cette opération, menée à la demande des autorités congolaises, de la MONUSCO et de l’AFC/M23, a illustré l’importance de la neutralité et de l’impartialité de l’institution dans les zones de conflit.

Un message d’espoir et de résilience

François Moreillon a conclu l’entretien en adressant un message de soutien aux populations de l’Est de la RDC, éprouvées par des décennies de crises :

« Mon séjour en RDC laisse un sentiment de profonde satisfaction, mais aussi un appel à la persévérance. Les défis sont immenses, mais les avancées enregistrées grâce à notre partenariat avec le ministère de la Justice laissent entrevoir des solutions durables. Nous restons déterminés à œuvrer pour la dignité des détenus et la protection de toutes les personnes touchées par les violences. »

Ce renforcement du partenariat entre le CICR et le gouvernement congolais s’inscrit dans une dynamique plus large visant à consolider la paix et à répondre aux urgences humanitaires qui persistent dans le pays. Une collaboration essentielle pour bâtir un avenir plus stable et plus juste pour les Congolais.