Le ministre Moussa Bala Fofana assume sa position face aux critiques du président du PASTEF

Dans un contexte politique marqué par des tensions internes au sein du PASTEF, le ministre Moussa Bala Fofana a choisi de clarifier publiquement sa position après les critiques formulées par Ousmane Sonko. Il réitère sans équivoque son attachement au président Bassirou Diomaye Faye et met en avant l’impérieuse nécessité de préserver la continuité de l’action publique.
La prise de parole du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires intervient alors que le parti PASTEF traverse une phase de turbulences. Moussa Bala Fofana, reconduit à son poste pour la troisième fois, a souhaité lever toute ambiguïté après les déclarations d’Ousmane Sonko pointant certains membres de l’exécutif.
Dans une allocution largement relayée, le ministre a d’abord rappelé son profond respect pour la fonction présidentielle et son engagement au service de l’intérêt général. Il a tenu à souligner que sa nomination reflète la confiance renouvelée du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, qu’il n’a connu qu’à travers son action politique depuis l’avènement de la nouvelle majorité.
Moussa Bala Fofana a également évoqué sa collaboration avec Ousmane Sonko, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale. Il a décrit cette relation comme un pilier essentiel du projet politique porté par leur formation, tout en reconnaissant que les divergences actuelles ne remettent pas en cause les liens tissés au fil des années. Le ministre a tenu à préciser que ces échanges, bien que parfois vifs, s’inscrivent dans une dynamique constructive.
S’agissant des accusations de désalignement partisan, Moussa Bala Fofana a balayé toute interprétation laissant supposer une quelconque rupture. Avec fermeté, il a déclaré : « mes décisions ont été prises en toute autonomie et sans aucune pression extérieure ». Il a expliqué que son maintien au gouvernement répondait à une conviction personnelle, bien plus qu’à une logique de carrière ou de défiance envers son parti. Aucune manœuvre politique n’a, selon lui, influencé son choix.
Le ministre a développé une argumentation centrée sur l’arbitrage entre fidélité partisane et devoir national. Il a expliqué avoir privilégié la continuité des engagements pris envers les citoyens lors de la campagne de 2024. Dans ses propres termes, il s’agit d’un « choix guidé par la conscience et le service public ». Cette position s’inscrit, selon lui, dans une logique où l’intérêt général prime sur les considérations partisanes immédiates.
Moussa Bala Fofana a assumé pleinement les répercussions de son positionnement, reconnaissant que sa décision pourrait susciter des incompréhensions au sein de son ancien cercle politique. Il a accepté d’avance les critiques, préférant se consacrer à la mise en œuvre des politiques publiques plutôt qu’à la recherche de popularité éphémère. Pour conclure, il a rappelé que les enjeux nationaux dépassent les clivages partisans, affirmant avec conviction que « le Sénégal est plus grand que chacun d’entre nous ». Il a finalement réaffirmé une loyauté indéfectible envers ce qu’il qualifie de « devoir de conscience et de service public ».