Les supporters sénégalais graciés par le roi du Maroc sont de retour au pays

Accueil des supporters sénégalais à l'aéroport international de Ndiass au Sénégal
Les supporters sénégalais de retour à l’aéroport international de Ndiass, dimanche matin.

Les supporters sénégalais emprisonnés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 à Rabat sont rentrés au Sénégal dimanche matin. Leur libération fait suite à une grâce accordée par le roi Mohammed VI du Maroc, samedi, pour des raisons humanitaires.

Les seize supporters sénégalais encore détenus après les violences survenues lors de la finale de la CAN 2025 au Maroc ont été libérés grâce à une grâce royale. Leur retour au Sénégal, dans la nuit de samedi à dimanche, a été marqué par un accueil chaleureux à l’aéroport international Blaise Diagne de Diamniadio, près de Dakar.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays après le match controversé du 18 janvier, remporté 1-0 par le Sénégal. Les incidents avaient conduit à des condamnations judiciaires et à des débats sur l’arbitrage.

Une grâce royale motivée par l’Aïd al-Adha

Le communiqué du cabinet royal précise que « compte tenu des liens séculaires entre le Maroc et le Sénégal, et à l’occasion de l’Aïd al-Adha », le roi Mohammed VI a décidé d’accorder sa grâce pour des raisons humanitaires. Cette fête religieuse, célébrée mercredi au Maroc, a servi de cadre à cette mesure symbolique.

Un accueil officiel et des déclarations symboliques

Le président Bassirou Diomaye Faye, vêtu d’une tenue sportive, a accueilli les supporters de retour. « Nous sommes extrêmement heureux de les retrouver sur le sol national », a-t-il déclaré, réaffirmant « la fierté des Lions du Sénégal, champions d’Afrique pour la deuxième fois », malgré les contestations en cours.

Le chef de l’État a également salué la décision marocaine à l’occasion de la Tabaski, soulignant l’importance des relations bilatérales. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a quant à lui salué « un geste fort qui illustre le pouvoir unificateur du football ».

Des peines de trois mois à un an pour hooliganisme

En février, la justice marocaine avait condamné dix-huit Sénégalais à des peines de trois mois à un an de prison pour « hooliganisme » et violences contre les forces de l’ordre. Trois d’entre eux, libérés en avril après avoir purgé leur peine, avaient déjà quitté le Maroc. La grâce du 18 mai concerne donc les quinze restants.

La finale du 18 janvier, remportée par le Sénégal, avait été marquée par des scènes de protestation après un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu, alors qu’un but sénégalais venait d’être refusé.