Les déclarations du secrétaire d’État américain Marco Rubio et du ministre belge des Affaires étrangères Maxime Prévot sur le retrait des troupes rwandaises de l’est de la République démocratique du Congo ont suscité une réaction forte de Léonard She Okitundu, ancien vice-Premier ministre et actuel député national, ainsi que de son parti, le Parti social-démocrate vert (PSDV).
Dans un communiqué daté du 7 juin 2026, She Okitundu et le PSDV estiment que ces prises de position marquent une avancée notable dans la quête d’une solution à la crise sécuritaire qui fragilise la région des Grands Lacs. Ils soulignent que l’attention internationale accrue sur les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu témoigne d’une prise de conscience des défis sécuritaires et humanitaires que subissent les populations congolaises. Pour le PSDV, cette mobilisation diplomatique peut accélérer les efforts de pacification dans une zone ravagée par les violences armées et les déplacements forcés.
Si She Okitundu et son parti saluent particulièrement la position de Marco Rubio, qui aurait imposé un délai pour le départ effectif des soldats rwandais du territoire congolais, y voyant un engagement ferme des États-Unis pour la souveraineté de la RDC et la stabilité régionale, ils critiquent en revanche l’approche de Maxime Prévot. Le chef de la diplomatie belge a en effet évoqué la nécessité d’un retrait simultané des troupes rwandaises et de la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Pour Léonard She Okitundu et le PSDV, cette condition risque de servir d’alibi à un report des obligations incombant à Kigali. Ils rappellent que la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies exige un retrait immédiat et sans condition des troupes rwandaises. Ce texte constitue, selon eux, le cadre juridique et diplomatique essentiel pour parvenir à une désescalade des tensions dans l’Est congolais.
Face à la persistance de l’insécurité dans plusieurs zones de combat, le PSDV et son leader appellent les acteurs nationaux et internationaux à maintenir une pression diplomatique soutenue pour garantir le respect des engagements pris et favoriser le retour de la paix. Ils réaffirment leur attachement à l’intégrité territoriale de la RDC et plaident pour une solution ancrée dans le droit international, la coopération régionale et les résolutions des Nations unies.
