Rencontre entre Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, et Mohamed Salem Ould Merzoug, son homologue mauritanien, à Rabat en mai 2026.

Une rencontre diplomatique à Rabat en mai dernier a marqué un tournant dans les relations déjà tendues entre le Maroc et la Mauritanie, notamment sur la question du Sahara occidental. Ces tensions ont resurgi avec une intensité particulière lors d’un sommet récent à Dakar, où les deux pays ont réaffirmé leurs positions respectives tout en cherchant à renforcer leurs alliances régionales.

Le Sahara occidental, pierre d’achoppement des relations mauritano-marocaines

Le différend autour du Sahara occidental reste un sujet sensible qui divise les deux pays. Le Maroc, qui défend une souveraineté inaliénable sur ce territoire, a multiplié les initiatives pour obtenir un soutien international, tandis que la Mauritanie, bien que moins engagée publiquement, maintient une position équilibrée et prudente.

Cette question, source de tensions depuis des décennies, a été au cœur des échanges lors du sommet de Dakar. Les discussions ont révélé des divergences profondes, mais aussi des tentatives de rapprochement, notamment sur les enjeux économiques et sécuritaires communs.

Un sommet à Dakar pour relancer les partenariats régionaux

Le choix de Dakar comme cadre de cette rencontre n’est pas anodin. La capitale sénégalaise, connue pour son rôle de médiateur en Afrique de l’Ouest, a servi de terrain neutre pour aborder les défis diplomatiques. Les échanges ont porté sur plusieurs thèmes, dont la stabilité du Sahel, la lutte contre le terrorisme et les opportunités économiques.

Cependant, malgré les discussions constructives, les désaccords persistants sur le Sahara occidental ont montré que les relations entre les deux pays restent fragiles. Les observateurs soulignent que cette question continue de peser sur la coopération future, même si les deux parties semblent déterminées à avancer sur d’autres dossiers.

Quelles perspectives pour l’avenir ?

Les prochains mois seront décisifs pour évaluer la capacité des deux pays à surmonter leurs divergences. Les échanges commerciaux, les projets d’infrastructure et les collaborations sécuritaires pourraient offrir des opportunités de rapprochement. Pourtant, la question du Sahara occidental reste un obstacle majeur, nécessitant des compromis difficiles.

Les relations entre le Maroc et la Mauritanie sont ainsi à un carrefour : entre tensions historiques et nécessité de coopération pour faire face aux défis communs. La balle est désormais dans le camp des diplomates pour trouver une issue acceptable pour les deux parties.