silence inquiétant autour de la disparition du président camerounais
Le chef de l’État camerounais, Paul Biya, n’a plus été aperçu en public depuis le 7 juin. Cette absence prolongée, qui dépasse désormais les 50 jours, suscite de vives interrogations au sein de la classe politique et parmi la population. Officiellement, il aurait quitté le Cameroun pour un « court séjour privé en Europe », selon le Cameroon Tribune. Pourtant, aucune information officielle n’a été communiquée depuis sur son lieu de résidence ou une éventuelle date de retour.
À 93 ans, l’âge avancé du président Biya rend cette situation encore plus préoccupante. Son absence prolongée et le mutisme des autorités alimentent les spéculations. Certains partis d’opposition évoquent même une « vacance du pouvoir », un « pilotage automatique » ou un gouvernement en « télétravail ».
Que prévoit la Constitution en cas d’absence prolongée ?
Cette situation soulève des questions sur la continuité de l’État. La Constitution camerounaise encadre strictement les cas d’absence prolongée du président. Mais dans les faits, aucune communication officielle n’a été faite pour rassurer la population. Les partis d’opposition s’interrogent sur les risques de blocages dans la gestion des affaires nationales. Des scénarios comme une transition politique ou une gestion collégiale du pouvoir sont évoqués, sans que rien ne soit confirmé par les autorités.
Les réactions de l’opposition et des observateurs
Les partis d’opposition multiplient les prises de parole pour dénoncer ce qu’ils appellent une « vacance du pouvoir ». Certains parlent même d’un gouvernement fonctionnant en « télétravail », sans que le président ne soit physiquement présent. Les rumeurs sur son état de santé s’intensifient, alimentées par l’absence totale de nouvelles officielles.
Face à ce silence assourdissant, la société civile camerounaise et les partenaires internationaux attendent des clarifications. L’opacité entourant cette absence prolongée ne fait qu’amplifier l’inquiétude.