Un atelier d’évaluation pour mesurer l’impact d’un programme ambitieux
Fin mai à N’Djamena, un atelier d’évaluation a réuni les acteurs majeurs du projet « Appui aux organisations locales pour la défense des droits humains au Tchad ». Ce programme, financé par l’Union européenne et lancé au printemps 2023, a été conçu pour renforcer les capacités de 13 organisations engagées au quotidien dans la promotion et la protection des droits fondamentaux.
Des défis persistants pour les défenseurs des droits au Tchad
Félix Ahouansou, représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme au Tchad, et Agnès Kovacs, responsable de la section Gouvernance à la Délégation de l’Union européenne, ont mis en lumière les enjeux cruciaux de ce projet. Ils ont souligné les obstacles majeurs auxquels font face les organisations de la société civile : restrictions institutionnelles, réduction de l’espace civique et menaces sécuritaires. « Ces acteurs restent des piliers essentiels pour bâtir un État respectueux des libertés », a rappelé Ahouansou, tout en insistant sur la nécessité d’un soutien continu et adapté.
Des résultats concrets pour les victimes de violations
Le bilan du projet révèle des avancées tangibles : 13 organisations locales ont bénéficié de subventions pour mener leurs missions. Parmi les actions marquantes, 58 victimes de violences sexistes ou de violations des droits humains ont reçu une assistance juridique, dont 25 grâce à l’appui du Barreau tchadien. Par ailleurs, 61 personnes, dont neuf hommes, ont pu accéder à un soutien matériel, psychologique et médical, grâce à la mobilisation d’un partenaire local.
Un dialogue constructif pour l’avenir
L’atelier a réuni une centaine de participants, dont des représentants des organisations subventionnées, des partenaires techniques et des bénéficiaires directs. Les discussions ont permis de dresser un état des lieux précis des actions menées, d’échanger sur les meilleures pratiques et de tracer des pistes pour pérenniser les efforts. Agnès Kovacs a salué l’engagement de tous les acteurs impliqués, tout en réaffirmant l’importance de poursuivre cette dynamique pour renforcer l’impact des initiatives en faveur des droits humains.