Un témoignage accablant sur la détention de Joseph Figueira en Centrafrique
Son récit glaçant résonne encore après plus de deux ans passés derrière les barreaux. Joseph Figueira, chercheur belgo-portugais, a vécu l’enfer lors de sa détention en République centrafricaine, entre les mains des mercenaires du groupe Wagner. Libéré pour raisons humanitaires début avril, il a choisi de partager son expérience traumatisante dans une interview exclusive.
Arrivé au Sud-Est de la Centrafrique, plus précisément à Zemio, il y a deux ans jour pour jour, il a été appréhendé dans des circonstances troubles. Son arrestation, qui coïncide avec une campagne de propagande orchestrée par Wagner, soulève de nombreuses questions : a-t-il été visé délibérément ou s’agissait-il d’un simple hasard ?
Un parcours semé d’embûches et de violences
Figueira a connu l’horreur des cachots secrets et des prisons centrafricaines. À Bria, il a frôlé la mort, convaincu que sa dernière heure était venue. « J’ai vraiment cru que je n’allais pas survivre », confie-t-il dans son témoignage. Les conditions de détention, marquées par des traitements inhumains, ont laissé des traces indélébiles.
Après des mois de souffrance, il a finalement été libéré le 7 avril, pour des raisons humanitaires, et a regagné le Portugal où il tente désormais de se reconstruire en famille.
Les motivations derrière son arrestation
Plusieurs hypothèses circulent quant à la raison de son emprisonnement. Certains y voient une tentative de manipulation politique, tandis que d’autres évoquent une opération ciblée pour discréditer les acteurs humanitaires en Centrafrique. Wagner, groupe de mercenaires russe, est au cœur de ces spéculations, bien que les détails restent flous.
Ce témoignage exceptionnel apporte un éclairage inédit sur une réalité souvent méconnue : celle des prisonniers étrangers dans un pays en proie à l’instabilité.
Joseph Figueira reste aujourd’hui un symbole de résilience, dont le récit force l’admiration et interroge sur les pratiques des groupes armés dans la région.