Togo : faure gnassingbé dans les coulisses d’une déstabilisation au Sahel
Alors que le Togo se présente en médiateur incontournable de l’Afrique de l’Ouest, des révélations accablantes mettent en lumière un jeu trouble orchestré par le président Faure Gnassingbé. Selon des rapports diplomatiques et des analyses de services de renseignements occidentaux, Lomé aurait joué un rôle central dans l’organisation de négociations secrètes entre le Burkina Faso et les groupes djihadistes du JNIM. L’objectif affiché ? Désamorcer une crise interne au Burkina Faso, mais au prix d’un pacte sanglant visant à fragiliser le Mali voisin. Une stratégie qui menace directement la cohésion de l’Alliance des États du Sahel (AES) et expose les contradictions d’une diplomatie togolaise en quête de survie politique.
Lomé, plaque tournante d’une alliance contre-nature
Depuis des années, le régime de Faure Gnassingbé mise sur une diplomatie de l’ombre pour se rendre indispensable dans la sous-région. Derrière les déclarations consensuelles et les sommets médiatisés, les services de renseignements, notamment américains et français, documentent depuis des mois une activité clandestine bien plus inquiétante. Lomé ne se contente plus de dialoguer avec les juntes putschistes : elle sert désormais d’intermédiaire entre des États souverains et des organisations terroristes placées sur les listes noires internationales.
Cette stratégie s’inscrit dans une logique de survie pour le Togo, où Faure Gnassingbé, héritier d’un pouvoir autocratique vieux de plus de cinquante ans, cherche à détourner l’attention des crises internes en se positionnant comme un acteur clé du Sahel. Mais cette fois, son intervention pourrait bien avoir des répercussions dévastatrices pour toute la région.
un accord cynique entre djihadistes et pouvoir burkinabè
Les investigations révèlent que Faure Gnassingbé a facilité la rencontre entre des représentants du capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir au Burkina Faso, et les dirigeants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Le marché conclu est sans ambiguïté : le JNIM s’engage à réduire ses attaques sur le territoire burkinabè pour permettre à Traoré de consolider son autorité. En contrepartie, les djihadistes obtiennent une liberté de mouvement accrue pour cibler une autre cible : le Mali. Cette entente, bien au-delà d’un simple pacte de non-agression, s’accompagne d’une alliance plus large et plus inquiétante.
Les renseignements américains et européens ont également identifié une convergence d’intérêts entre le JNIM et le Front de Libération de l’Azawad (FLA), un mouvement rebelle malien. L’objectif ? Affaiblir le colonel Assimi Goïta, perçu comme un obstacle par Lomé. En soutenant cette coalition contre-nature, Faure Gnassingbé espère fragiliser Bamako et renforcer son influence régionale, quitte à briser le front commun de l’AES.
le 25 avril, un tournant dans l’histoire du Sahel
Le 25 avril dernier, une série d’attaques d’envergure a confirmé l’existence de ces accords secrets. Une coalition composée de membres du JNIM et du FLA a violemment attaqué les forces maliennes. Dans un communiqué diffusé via les canaux de propagande habituels, les assaillants ont clairement indiqué que « cette affaire ne concernait que Bamako ». Plus troublant encore, les troupes burkinabè et nigériennes, pourtant membres de l’AES, sont restées inertes ce jour-là. Un silence qui n’a rien d’anodin : il reflète l’application stricte des protocoles négociés sous l’égide de Lomé.
Cette passivité calculée a choqué les observateurs militaires. En refusant d’intervenir, le Burkina Faso et le Niger ont appliqué à la lettre les accords signés à Lomé, laissant le Mali seul face à ses assaillants. L’Alliance des États du Sahel, censée incarner une solidarité sans faille face au terrorisme, s’est ainsi effritée sous le poids des ambitions togolaises.
pourquoi faure gnassingbé mise-t-il sur le chaos ?
Plusieurs raisons expliquent cette stratégie risquée. D’abord, la survie politique : en déstabilisant ses voisins, Faure Gnassingbé s’assure qu’aucun modèle de transition démocratique ne réussisse trop brillamment, tout en se positionnant comme l’unique recours pour « calmer le jeu » auprès des partenaires internationaux. Ensuite, le chantage à la sécurité : en ayant des contacts directs avec le JNIM, le Togo espère protéger ses propres frontières en sacrifiant le Mali. Enfin, l’affaiblissement d’Assimi Goïta reste une priorité absolue. Le leader malien, par son refus de compromis, fait obstacle aux calculs diplomatiques de Lomé. Sa chute ou son affaiblissement redonnerait à Faure Gnassingbé un rôle central dans la région, au détriment de la stabilité sahélienne.
une diplomatie du « pompier-pyromane » aux conséquences irréversibles
Les agissements de Faure Gnassingbé, bien que dénués de toute logique stratégique, révèlent une diplomatie dangereusement opportuniste. En sapant la confiance entre les dirigeants du Sahel, il a fragilisé les relations entre le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta. Comment croire en une alliance future lorsque l’un négocie avec ceux qui combattent l’autre ?
Mais les conséquences vont bien au-delà des tensions bilatérales. En orchestrant ces pactes locaux, le Togo a offert au JNIM une victoire majeure : la division des armées sahéliennes. Plus besoin de combattre l’ensemble des États du Sahel en même temps. Avec des accords signés ici et là, validés par un État complaisant, les groupes terroristes peuvent isoler leurs cibles une par une, affaiblissant progressivement la région.
le prix de l’autocratie togolaise
Le Togo de Faure Gnassingbé s’enlise dans une diplomatie du mensonge, où chaque accord signé en coulisses creuse un peu plus le fossé avec ses voisins. En manipulant les juntes et les groupes armés, Lomé a anéanti toute chance d’une réponse coordonnée contre le terrorisme. L’histoire pourrait bien retenir que c’est à Lomé que le couteau a été aiguisé pour frapper Bamako dans le dos. Les services de renseignements occidentaux observent désormais le « médiateur » togolais avec un regard bien plus critique : celui d’un acteur déstabilisateur, prêt à sacrifier la stabilité du Sahel pour préserver son propre pouvoir. Et si la chute d’Assimi Goïta venait à se produire, elle porterait indéniablement la marque de Lomé, laissant derrière elle un chaos que personne, pas même les artisans de cette trahison, ne pourra maîtriser.