1. Accueil
  2. Sport
  3. Football
  4. Jupiler Pro League

Transfert de Khalaili à l’Inter Milan avorté : pourquoi les examens cardiaques sont plus stricts en Serie A

L’Unioniste Anan Khalaili n’a pas validé ses examens médicaux pour rejoindre l’Inter Milan. Quels sont les tests imposés en Italie ? Que dit la réglementation sportive transalpine ?

L’attaquant israélien Anan Khalaili n’a pu concrétiser son transfert à l’Inter Milan après avoir échoué aux examens médicaux complémentaires réalisés hier à l’hôpital Humanitas de Rozzano, près de Milan. Alors que les premiers tests de routine avaient été jugés satisfaisants ce week-end, c’est la partie cardiaque qui a bloqué la signature. Des détails confidentiels ont été communiqués, mais une certitude s’impose : l’Italie applique des protocoles cardiaques bien plus stricts que la plupart des autres championnats européens. Une rigueur qui pourrait, paradoxalement, lui ouvrir les portes d’autres ligues moins exigeantes.
Chaque joueur professionnel, lors de son transfert ou de son renouvellement de contrat, doit obligatoirement se soumettre à une batterie d’examens dans un centre médical agréé. Si un doute subsiste, notamment sur le plan cardiovasculaire, un cardiologue intervient pour approfondir les investigations. En Serie A, cette étape est cruciale : aucun compromis n’est toléré.

Une procédure sans échappatoire

Deux scénarios se présentent après ces examens : soit le joueur est déclaré apte à jouer, soit il est définitivement écarté. Contrairement à d’autres championnats où clubs et joueurs peuvent négocier une dérogation, la décision finale en Italie revient à un organe indépendant. Cette approche radicale s’inscrit dans une logique de sécurité absolue pour les athlètes.
Cette rigueur est encadrée par une loi datant de 1982, qui a instauré un réseau de centres médicaux spécialisés pour les sportifs de haut niveau. En 1995, un décret ministériel a renforcé ces exigences en imposant des examens cardiaques approfondis, incluant des échocardiographies et des tests d’effort. « Notre protocole est peut-être discutable, mais pour nous, il est avant tout une question d’éthique, déclare Paolo Zeppilli, ancien professeur de médecine sportive et cardiologue pour la fédération italienne. Laisser un athlète risquer sa vie sur un terrain ? Jamais. D’autres pays devraient adopter une approche similaire. »

Des précédents qui illustrent la sévérité italienne

L’histoire du football italien regorge d’exemples où des joueurs ont été interdits de jeu après des arrêts cardiaques. Edoardo Bove, milieu de l’AS Roma, et Christian Eriksen, milieu danois, ont tous deux subi un choc cardiaque en match officiel. Si Bove n’a jamais pu rejouer en Serie A, Eriksen a pu poursuivre sa carrière en Angleterre, où les règles sont moins strictes. Pourtant, ce dernier a connu un nouveau malaise en juin avec sa sélection nationale, rappelant les dangers encourus.