Chadian soldiers board a Multinational Joint Task Force boat at a military base in Lake Chad Province on May 6, 2026. Chad declared three days of national mourning after a new attack by Boko Haram jihadists on May 6 that killed two generals in the volatile Lake Chad Basin. Chadian soldiers are frequently targeted by Boko Haram in the Lake Chad region, a vast expanse of water and marshland dotted with islands, located between Nigeria, Cameroon, Niger, and Chad. (Photo by Joris Bolomey / AFP)

Le chef de l’État tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, avait clairement affiché sa volonté de poursuivre la lutte contre Boko Haram avec une fermeté sans faille. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il déclarait sans ambiguïté : « Nous intensifierons nos efforts jusqu’à l’élimination totale de cette organisation terroriste », évoquant ainsi la détermination des autorités à éradiquer ce groupe armé. Cette prise de position faisait suite à un événement tragique survenu la veille : une attaque d’une branche dissidente de Boko Haram contre une position militaire située à Barka Tolorom, en bordure du lac Tchad.

Le bilan de cette offensive est lourd pour les forces tchadiennes : 24 soldats tués lors des combats. Cette escalade met en lumière la résilience du groupe terroriste, malgré les opérations militaires menées dans la région ces dernières années. Les autorités locales et les observateurs s’interrogent désormais sur l’efficacité des stratégies déployées pour contrer cette menace persistante.