L’Association des jeunes commerçants du Burkina Faso a tenu, le samedi 20 juin 2026 à Ouagadougou, une rencontre nationale sous le thème « De la parole à l’action : bâtir une économie patriotique forte au Burkina Faso ». L’objectif était de réunir les acteurs du commerce afin de partager leurs difficultés et de trouver ensemble des leviers pour consolider leur apport au développement du pays.
Les échanges ont principalement porté sur la formalisation des entreprises, le renforcement des compétences des jeunes commerçants et la promotion d’un entrepreneuriat mieux encadré.
Pour le président de l’association, Ismaël Sawadogo, ce rendez-vous exprime la détermination des jeunes commerçants à s’organiser autour de priorités partagées et à mettre en place un espace durable de dialogue.

« Le but est de nous rassembler et d’instaurer un cadre de concertation pour examiner les obstacles rencontrés dans le commerce actuel et réfléchir aux pistes de résolution », a-t-il affirmé.
Un temps fort de la rencontre a été un atelier de formation consacré à la formalisation des activités commerciales. Selon les organisateurs, cette étape est cruciale dans un contexte économique qui évolue rapidement.

Ismaël Sawadogo a souligné la nécessité pour les jeunes commerçants de rejoindre progressivement le secteur formel afin de profiter des chances offertes par les marchés publics, les dispositifs de financement et les programmes d’appui.
« Il faut que les acteurs passent peu à peu de l’informel au formel en se procurant les documents indispensables à l’exercice de leurs activités. Ainsi, ils pourront saisir davantage d’opportunités et contribuer pleinement à l’essor du Burkina Faso », a-t-il insisté.
Lors des débats, plusieurs participants ont fait part de leurs inquiétudes, notamment les difficultés d’accès à des espaces commerciaux et les lourdeurs administratives pour obtenir les papiers de formalisation.
Le président de l’association a réclamé un soutien renforcé pour les jeunes entrepreneurs, afin de simplifier les démarches et de stimuler le développement de leurs affaires.
Roland Achille Sow, parrain de la cérémonie, a approuvé l’initiative et mis en avant le rôle clé de la formalisation dans la durabilité des entreprises.
Selon le président de la délégation consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso à Ouagadougou, une société bien structurée bénéficie de meilleures perspectives d’expansion, d’accès aux financements et de transmission aux générations futures.

« Les chiffres sont inquiétants : près de huit entreprises sur dix disparaissent après leur fondateur. La question est simple : faut-il accepter de s’éteindre après quelques années ou bâtir des sociétés solides capables de traverser le temps ? », a-t-il déclaré.
Il a également réitéré l’engagement de la Chambre de commerce à accompagner toute action favorisant la formalisation des activités économiques, un axe prioritaire de sa stratégie.
Cette rencontre a permis aux jeunes commerçants burkinabè de réaffirmer leur souhait de mieux s’organiser, d’accroître leurs compétences et de prendre toute leur part dans la construction d’une économie nationale plus robuste, plus concurrentielle et plus résiliente.
Pour les participants, l’avenir du commerce au Burkina Faso repose sur une meilleure structuration du secteur, un dialogue constant entre les acteurs économiques et un accompagnement accru des institutions publiques et consulaires.