Les jours des fraudeurs et des contribuables indélicats semblent désormais comptés à Niamey. Une réunion majeure s’est tenue en début du mois d’août 2026 dans l’enceinte du Palais présidentiel, sous haute surveillance. L’occasion était donnée de dresser un premier bilan de l’opération « Mains propres », orchestrée par la COLDEFF, une entité dédiée à la lutte contre les malversations financières et à la restitution des avoirs détournés au peuple nigérien.
Les chiffres révélés font l’effet d’une bombe dans les ministères et les cercles économiques de la capitale : plus de 74 milliards de francs CFA ont été récupérés et réinjectés dans les finances publiques. Une performance remarquable, marquée par une accélération significative des recouvrements, avec une hausse de 12 milliards en seulement douze mois. Il est important de noter que ce bilan ne comprend ni les terrains saisis, ni les véhicules confisqués, ni les autres biens mobiliers récupérés sous pression financière.
Une stratégie axée sur les sanctions financières plutôt que sur l’incarcération
Lors de la présentation du rapport, le chef de l’État a salué l’efficacité des équipes de la COLDEFF. La philosophie du pouvoir est claire : privilégier les mesures pécuniaires plutôt que les sanctions carcérales. L’objectif ? Éviter l’encombrement des prisons tout en envoyant un message fort aux contrevenants.
« Notre objectif n’est pas de surcharger les établissements pénitentiaires. La véritable sanction réside dans l’impact sur le portefeuille des fraudeurs. C’est ainsi que nous panserons les blessures économiques de notre Nation. »
Cette approche pragmatique vise également à préserver les relations internationales, dans un contexte où le Niger cherche à maintenir la confiance de ses partenaires. Les personnes mises en cause sont sommé de rembourser intégralement leurs dettes, tout en bénéficiant, selon les observateurs, d’une certaine mansuétude tant qu’elles se plient à cette exigence.
Une question persiste dans l’esprit des habitants de Niamey et des observateurs étrangers : comment ces milliards recouvrés seront-ils utilisés ? Dans un pays confronté aux défis climatiques et aux enjeux de développement, la population attend avec impatience que ces fonds servent à améliorer le quotidien des citoyens. La COLDEFF, quant à elle, annonce la poursuite inlassable de sa traque contre les prébendes et les abus de pouvoir.