Caricature : Kash

La République démocratique du Congo (RDC) marque l’histoire des Nations unies en assurant pour la première fois en trois décennies la présidence tournante du Conseil de sécurité. Ce mandat, confié à l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, s’étend sur l’intégralité du mois de juillet 2026. Une opportunité exceptionnelle pour Kinshasa de hisser la voix de l’Afrique centrale sur la scène internationale.

Sous le thème « Plus de paix, plus de justice, plus de développement et plus de multilatéralisme », la RDC place la gouvernance des ressources naturelles au cœur de sa stratégie diplomatique. Un débat d’envergure est prévu le 22 juillet 2026, en présence du président Félix Tshisekedi, pour exposer comment l’exploitation illicite des minerais alimente les conflits armés dans la région. La lutte contre les violences sexuelles en période de conflit constitue également une priorité, portée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dès le début du mois.

Pendant ce mandat, la RDC doit concilier les crises mondiales actuelles (Moyen-Orient, Soudan, Haïti) avec la défense de ses intérêts nationaux. Sans renoncer à sa neutralité institutionnelle, Kinshasa met en lumière les conséquences humanitaires de l’agression subie dans sa partie orientale. L’objectif ? Obtenir des sanctions internationales plus strictes contre les groupes armés et leurs soutiens extérieurs.

Cette présidence représente bien plus qu’un symbole : elle consacre le retour de la RDC comme acteur clé de la diplomatie africaine et mondiale.