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Le Mali a obtenu un prêt de 8 milliards de francs CFA de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Objectif : financer l’achat et l’importation d’urgence d’environ 20 millions de litres de carburant. Une décision qui répond à une tension persistante sur les approvisionnements énergétiques du pays.

Une bouffée d’oxygène pour le secteur énergétique malien

Depuis plusieurs mois, le Mali fait face à de graves perturbations dans son secteur énergétique. Les délestages électriques se multiplient, paralysant les ménages et l’activité économique. La société nationale Énergie du Mali (EDM-SA) rencontre des difficultés pour régler ses factures de combustible, indispensable au fonctionnement de ses centrales thermiques.

Les priorités de ce financement d’urgence

Les 8 milliards de FCFA doivent permettre de :

  • Alimenter les centrales : fournir du gazole aux unités de production thermique pour réduire les coupures de courant.
  • Sécuriser la distribution : garantir la disponibilité du carburant dans les stations-services pour le transport de marchandises et les déplacements des populations.
  • Stabiliser le marché intérieur : éviter les ruptures de stock qui menacent les services publics et l’activité commerciale.

Un rôle de stabilisateur pour la BOAD

En accordant ce prêt, la BOAD joue son rôle de stabilisateur financier au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cependant, le recours répété à des emprunts bancaires pour financer la consommation courante d’hydrocarbures met en évidence la fragilité du modèle énergétique malien.

Un répit à court terme, un défi de fond

Si cette enveloppe de 8 milliards de FCFA offre un soulagement immédiat avec l’arrivée prochaine des 20 millions de litres de carburant, la recherche d’une solution durable à la crise financière du secteur énergétique demeure le principal défi des autorités de transition à Bamako.

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By Maimouna Hamani

Rédacteur Web