Mali : l’Africa Corps visé par des accusations massives après la mort de huit civils
Une organisation internationale de défense des droits de l’homme dénonce avec fermeté le rôle présumé des paramilitaires russes de l’Africa Corps dans la mort tragique de huit civils, dont trois enfants, lors de frappes aériennes survenues il y a quelques semaines dans le centre du Mali. Selon les informations recueillies, aucune victime n’était affiliée à des groupes armés, ce qui alourdit les soupçons de bavure indiscriminée.
Un village du centre du Mali cible de frappes meurtrières
Un rapport détaillé publié récemment révèle que deux bombes ont été larguées par un avion Soukhoï Su-24 sur le village de Kyrnia, situé dans la région de Mopti. Les faits, consignés par des enquêteurs indépendants, indiquent que la première frappe a détruit la résidence du chef local, entraînant la mort de son épouse et de trois enfants. La seconde bombe a frappé un marché aux bestiaux voisin, faisant quatre autres victimes et plusieurs blessés graves. L’organisation non gouvernementale chargée de l’enquête précise que aucun des défunts n’était engagé dans des activités combattantes.
Des versions contradictoires sur la légitimité de l’opération
L’Africa Corps, qui apporte un soutien logistique et opérationnel aux forces maliennes dans leur lutte contre les groupes jihadistes, a revendiqué une frappe contre un « point de rassemblement de terroristes ». Pourtant, des témoignages locaux confirment la présence de membres du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) dans le village au moment des attaques. Malgré cela, aucune preuve ne permet d’affirmer que les civils tués participaient activement aux combats ou soutenaient les groupes armés.
Cette tragédie soulève des questions sur la précision des frappes menées par les forces alliées au Mali et sur la responsabilité des autorités locales dans le contrôle des opérations militaires.