Le mardi 9 juin 2026, le Dr Mamoudou Harouna Djingarey, président du Conseil consultatif de la refondation (CCR), a accueilli à Niamey une délégation venue présenter le dossier de candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou au CEDAW, le comité onusien chargé de l’élimination des discriminations envers les femmes. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté du Niger de peser davantage dans les instances internationales.

Une coalition pour valoriser l’expertise civile nigérienne à l’ONU
Mme Nafissatou Idé Sadou, présidente de l’ONG Femmes Action et Développement (FAD), bénéficie du soutien d’un comité dédié à sa candidature internationale. Les membres de ce comité ont été reçus au siège du CCR pour faire le point sur les démarches déjà accomplies et discuter des stratégies visant à élargir la mobilisation autour de cette ambition nationale.
Les échanges ont également porté sur les bénéfices qu’une telle candidature apporterait au Niger. Les initiateurs estiment que l’élection d’une Nigérienne à cet organe onusien constituerait une reconnaissance des compétences locales et offrirait au pays une visibilité accrue dans les débats internationaux sur les droits des femmes.

L’importance d’une représentation nigérienne renforcée aux Nations unies
Le président du CCR a salué cette initiative et encouragé les membres du comité à poursuivre leurs efforts. Il a souligné la nécessité de mettre en avant les ressources humaines nationales capables de contribuer au rayonnement du Niger à l’international.
L’audience s’est déroulée en présence du rapporteur général du CCR, Abdou Moustapha, et du secrétaire de la Commission Justice et Droits de l’Homme, Cheikh Hassane Abdoulaye.
Cette mobilisation autour de la candidature de Mme Nafissatou Idé Sadou reflète la volonté du Niger d’accroître sa présence dans les institutions internationales. En cas d’élection, le Niger gagnerait en influence au sein des mécanismes de l’ONU dédiés à l’égalité des sexes et à la lutte contre les discriminations faites aux femmes, renforçant ainsi sa diplomatie sur les questions de droits humains.