Sonko dénonce la gestion du pouvoir à Dakar depuis Touba

Dans un discours marquant prononcé ce dimanche 12 juillet 2026 à Touba, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et figure de proue du parti Pastef, a vivement critiqué la gestion de l’État par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Cette prise de parole, réalisée lors de l’inauguration du siège local de son parti, s’est transformée en une attaque frontale contre l’exécutif actuel.

Une gestion « fébrile » de l’État dénoncée

Ousmane Sonko a qualifié la gestion actuelle de l’État de « fébrile », soulignant son inquiétude quant à la direction prise par le pays. Il a accusé Bassirou Diomaye Faye d’être isolé et sous l’influence de certains cercles, y compris au sein même de l’opposition. Le leader de Pastef a menacé de bloquer systématiquement les futures lois du gouvernement en saisissant le Conseil constitutionnel, une stratégie qui pourrait paralyser l’action présidentielle.

Des accusations appuyées par l’héritage mouride

S’appuyant sur les valeurs de probité et de rigueur du mouridisme, Ousmane Sonko a dressé un tableau sévère de l’exécutif actuel. Il a évoqué des rumeurs persistantes de divisions au sommet de l’État, désignant un président sous l’emprise de conseillers et de groupes d’intérêts. Selon lui, ces influences extérieures éloignent Bassirou Diomaye Faye de ses anciens mentors politiques, créant un climat de tension et d’incertitude.

Cette intervention, teintée de gravité, marque un tournant dans les relations entre les deux figures politiques, alors que le pays traverse une période de profondes remises en question institutionnelles.