La situation sécuritaire continue de se dégrader dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Entre mardi et mercredi 24 juin, au moins dix personnes ont été enlevées, deux autres tuées et de nombreux biens pillés.

Ces incidents, signalés dans au moins six localités, incluent des enlèvements, des braquages sur les routes, des incursions dans des domiciles et des affrontements entre groupes armés. Les humanitaires réclament un retour rapide de la sécurité dans cette zone de l’est de la République démocratique du Congo.

Mercredi matin, entre 9h et 10h, au moins sept personnes ont été kidnappées sur les axes Kibirizi-Rwindi, à Butindiri, et Kibirizi-Kibingu. Parmi elles, trois moto-taximen et leurs passagers. Les assaillants ont aussi volé au moins 18 colis de poissons en provenance de Vitshumbi. L’identité des ravisseurs reste inconnue.

La veille, trois autres personnes avaient été enlevées. Deux l’ont été lors d’une incursion armée dans une maison du quartier Buzito, à Kiwanja, et une troisième dans le quartier Majengo, à Kibirizi.

Le même jour, un camion de marchandises de commerçants a été attaqué sur l’axe Kanyabayonga-Rwindi. Des individus armés ont tiré pour forcer le conducteur à s’arrêter, puis ont dérobé la cargaison. Aucune perte humaine n’a été rapportée.

Toujours mardi, une femme de 22 ans et son enfant ont été tués dans le village de Kiseguro. Ils auraient été atteints par des balles perdues lors de combats entre les rebelles de l’AFC-M23 et les combattants des FDLR.

Par ailleurs, la Croix-Rouge en RDC a confirmé le décès de deux de ses volontaires, tués le 16 juin dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu. Ils supervisaient des travaux d’adduction d’eau potable dans le village de Kakumba lorsqu’ils ont été attaqués.

Edgard Mateso, président national de la Croix-Rouge en RDC, a vivement condamné cette attaque, la décrivant comme une grave infraction aux principes humanitaires internationaux. Il a rappelé les dangers constants auxquels les humanitaires sont exposés dans l’est du pays.