Décision du Conseil constitutionnel sur Ousmane Sonko

Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir

 

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) a répondu à la décision rendue par le Conseil constitutionnel concernant la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué diffusé jeudi, la coalition de l’opposition affirme que ce verdict ne clôt pas le débat politique sur le retour de l’ancien Premier ministre à son poste de député.

Prenant acte du rejet par les Sages, qui se sont déclarés incompétents pour examiner la question de la forfaiture soulevée par les requérants, le FDR estime que cette position « n’enlève rien » aux contestations formulées contre la réintégration du leader de Pastef.

La coalition poursuit ses critiques envers Ousmane Sonko et le parti au pouvoir, qu’elle accuse d’avoir plongé le pays dans une situation marquée par « l’incompétence » et « l’arrogance ». Le FDR est également revenu sur les déclarations du président de Pastef lors d’entretiens récents accordés à des médias internationaux, estimant qu’elles traduisent une conception contestable de l’identité nationale.

Dans son communiqué, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République affirme que le Sénégal traverse une période préoccupante et met en garde contre ce qu’il qualifie de dérives du pouvoir en place. La coalition assure vouloir poursuivre son combat dans le cadre des institutions républicaines et dans le respect des lois.

Au-delà du dossier Sonko, le FDR lance un appel au rassemblement des forces politiques et sociales opposées au régime. La coalition invite les partis politiques, les organisations de la société civile, les syndicats, les mouvements de jeunesse et les démocrates à se mobiliser pour former un large front destiné, selon ses termes, à proposer une alternative au pouvoir actuel.

Cette sortie intervient quelques heures après la décision du Conseil constitutionnel, qui a rejeté les recours contestant la procédure ayant permis à Ousmane Sonko de retrouver son mandat parlementaire, mettant ainsi un terme à la bataille juridique engagée par l’opposition sur ce dossier.